Napoléon et l’évaluation bibliométrique de la recherche. Considérations sur la réforme de l’université et sur l’action de l’agence national d’évaluation en Italie.” Canadian Journal of Information and Library Science-Revue Canadienne des Sciences de l’Information et de Bibliotheconomie, 2016, 40(1), 37-57.

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Résumé:

Les réformes de l’Université entreprises en Italie ont introduit des innovations dans un appareil administratif napoléonien inadapté à les recevoir, générant ainsi un système institutionnel complètement déséquilibré. Le centre de gravité du système est passé de l’administration ministérielle à l’Agence nationale d’évaluation de l’université et de la recherche (ANVUR), par l’attribution directe au groupe d’élite choisi par le gouvernement, d’un pouvoir énorme et sans contrepoids sur la recherche et les universités. Une mauvaise conception de la gouvernance de l’ANVUR a déterminé la réalisation d’activités d’évaluation techniquement inadéquates. Les critiques adressées aux activités d’évaluation et aux méthodes bibliométriques ont réanimé le débat sur la politique de la recherche en Italie, et suscité l’émergence d’un scientific counterpublic.

Abstract:

The academic reforms in Italy have introduced innovations in a Napoleonic administrative apparatus unfit to receive them, thus generating a completely unbalanced institutional system. The system’s center of gravity has moved from the administration by the ministry to the National Agency for the Evaluation of University and Research (ANVUR), assigning directly to the elite group chosen by the government enormous power on research and the universities, without counter-weight. The poor design of the governance of the ANVUR has resulted in the realization of technically inadequate evaluations. Criticism addressed to the evaluation activities and to the bibliometric methods used have revived the debate on research policy in Italy, with the emergence of a scientific counter-public.